Il y a fort longtemps à l'époque où les vikings venaient nous rendre visite, un seigneur courageux décida avec ses guerriers, de les combattre et d'aller aux devants d'eux. Sa fille, charmante et intelligente étaitpromise à un jeune de ses lieutenants .

 

Le père , le fiancé et les hommes partirent pour un long périple afin de stopper les vikings. Alors qu'ils étaient loin, la terre se mit à trembler et de grandes falaises qui dominaient la cote , s'abattirent dans la mer . Les villages étaient presque tous détruits. Il s'en suivit un petit tsunami. Dès lors la plage d'où partirent les navires n'était plus qu'un récif fort dangereux, jonché de rochers .Il était devenu impossible à toute embarcation de débarquer à cet endroit. La jeune fille comprenant le grand danger que courait son père et son équipage, eut l'idée de dresser sur un gros rocher avancé dans la mer, une très haute tour en bois afin de voir au loin venir les bateaux mais aussi de les prévenir en agitant des torches de feu.

Un soir le danger apparut au loin. Les vikings avec 30 bateaux arrivaient. C'était une nuit d'orage. La jeune demoiselle eut une terrible idée : attirer l'ennemi dans son piège. Elle fit émettre des signaux avec des torches . Les viking voyant au loin les lumières ,se méprirent croyant qu'il s'agissait d'un signal pour accoster. Ils s'écrasèrent sur les récifs corps et biens. Rien ne survécu.

Les villages étaient sauvés. Mais lorsque les bateaux du père et du fiancé revinrent ,on voulut les prevenir. Alors dans la nuit sombre où la lune s'était cachée plongeant la côte et le mer dans l'obscurité, on enflamma la tour en bois ainsi que les embarcations des pêcheurs afin que les bateaux amis prévenus, se maintiennent au loin. Ainsi fut fait nos braves guerriers alertés contournèrent la cote et débarquèrent plus tard dans une crique sans prendre aucun risque.

Depuis on garda l'idée de la jeune fille et on dressa des phares pour prévenir.

Découvrez Urashima Taro, ce conte folklorique considéré comme le plus ancien de la culture japonaise.
 
 
 
 
 
 
 
Il était une fois un jeune homme, prénommé Urashimataro, qui vivait avec sa mère dans un petit village au bord de la mer.
Tous les jours il allait pêcher, et il survivait ainsi avec sa mère grâce aux poissons qu'il capturait. Un jour, bien qu'ayant passé toute la journée en mer, Urashimataro ne ramena que trois poissons, et ce fut le cœur gros qu'il rentra chez lui.
Sur la plage, un groupe d'enfants chahutait. Le jeune homme, se demandant ce qui pouvait bien les amuser autant, se dirigea vers eux. Les enfants avaient attrapé une tortue et la maltraitaient.
Urashimataro avait bon cœur, et il voulut sauver la pauvre bête.
Il dit aux garnements qu'il ne fallait pas faire de mal aux animaux, mais ceux-ci ricanèrent et continuèrent de plus belle. Urashimataro comprit que les enfants ne libéreraient pas la tortue, et décida de l'échanger contre les quelques poissons qu'il avait pêchés dans la journée. Les garnements lui cédèrent la tortue, et il put remettre la pauvre bête à la mer. Elle partit vers le large et, tout en nageant, ne cessa de se retourner pour regarder Urashimataro.
 
 
 
Quelques jours plus tard, Urashimataro pêchait en mer, lorsqu'une grosse tortue apparut près de sa barque. Le jeune homme stupéfait l'écouta.
« Il y a quelques jours, tu as sauvé une tortue ; nous te remercions et, comme marque de notre reconnaissance, nous t'invitons au palais du Royaume de la mer. Monte sur mon dos, je vais t'y conduire. »
Urashimataro s'installa sur la carapace de la tortue, et il s'enfonça avec elle dans les flots.
La tortue nageait, nageait, et Urashimataro, émerveillé, regardait les poissons, les algues, tous ces êtres merveilleux vivant au fond de la mer. Ils arrivèrent au palais, où tout était beau et magnifique, au-delà de toute imagination. Une princesse, la plus belle jeune femme qu'Urashimataro ait jamais vue, l'accueillit et lui dit :
« Je te remercie de m'avoir aidée. Je suis la tortue que tu as sauvée de ces méchants enfants. Je voulais voir le monde du dessus de l'eau et pour cela je m'étais changée en tortue. Tu m'as sauvé la vie. »
Elle lui fit ensuite visiter le palais, le présenta au roi, son père, et lui offrit un véritable festin. Urashimataro vécut ainsi heureux au palais, tout aux plaisirs de la vie au fond de la mer. Il avait oublié son village natal et sa mère.
 
 
Trois années s'écoulèrent ainsi, comme dans un rêve. Un jour, la princesse emmena Urashimataro dans une pièce où il n'était jamais entré. Par la fenêtre, on pouvait voir le monde du dessus de l'eau. Le jeune homme vit son village natal, et soudain tout lui revint en mémoire. Il fut pris de nostalgie. Il voulut rentrer chez lui et revoir sa mère. La princesse en fut attristée, mais elle ne pouvait pas s'opposer au départ d'Urashimataro. Elle lui offrit en souvenir une cassette précieuse et lui dit : « Si tu te trouves dans une situation difficile, ouvre-la. »
Urashimataro remercia la princesse, prit le coffret et s'installa sur le dos de la tortue qui devait le ramener dans le monde du dessus de l'eau.
Une fois arrivé, Urashimataro traversa le village pour rentrer chez lui, et un étrange malaise l'envahit. Le village, les maisons étaient un peu différents de ceux de son souvenir, et les gens qu'il rencontrait lui étaient tous inconnus.
Lorsqu'il arriva là où il avait vécu, quelle ne fut pas sa surprise de voir qu'il n'y avait plus trace de sa demeure, qu'il ne restait que des herbes folles !
Il parcourut alors les rues en interrogeant les villageois, mais personne n'avait entendu parler de la maison d'Urashimataro.
Enfin, l'homme le plus âgé du village lui dit :
« Urashimataro ? Si mes souvenirs sont exacts, c'est ce jeune homme parti en mer et qui n'est jamais revenu. Mais c'est une histoire qui a maintenant trois cents ans, mon garçon ! »
Urashimataro comprit alors que les trois ans passés au palais étaient en fait trois cents années. Il se mit à la recherche de la tombe de sa mère ; non seulement il la trouva, mais il vit également la sienne. Le jeune homme fut terriblement triste à l'idée de ne plus jamais revoir sa mère. Il était malheureux et se sentit si désespéré qu'il ouvrit la cassette que la princesse lui avait offerte. Une épaisse fumée s'en échappa et l'enveloppa entièrement, le transformant en vieillard.
Alors Urashimataro devenu très, très âgé se transforma en grue, oiseau dont on dit qu'il vit mille ans, et il s'élança dans le ciel. La grue survola la mer et alla à la rencontre de son amie la tortue, animal qui, paraît-il, peut vivre dix mille ans. Des villageois qui se trouvaient sur la plage, les voyant, s'écrièrent : « Longue vie à la grue et à la tortue ! Et dix mille ans de bonheur ! »
 
 

 RAPPEL:

Si l'on regarde attentivement cette photo aérienne, la partie à terminer en 2020 s'arrête dans le prolongement de l'épi du Club de Plage. (environ 1/3 d'est en ouest).

 

L'hiver va laisser place au printemps. Si, si c'est vérifié, même pour 2020!

Alors, à tous les impatients du brassage de pierres, révisez, faites provision de gants, reprenez des forces, car nous redémarrons les travaux dès Avril. 

Les dates retenues sont les suivantes:

 

- le 6 avril à 09h15,

- le 7 avril à 09h45,

- le 8 avril à 10h30,

- le 9 avril à 11h00,

- le 10 avril à 12h00 et

- le 11 avril à 13h30.

 

 

 

Pour cette, il serait bien de terminer la dernière partie visible de l'ancien mur.

Alors, à toutes et à tous, au 6 avril!

 

J.L.G.

 
 
 
à MARGOT
 
 
LE PARCHEMIN VOYAGEUR
 auteur: JAQUOU                                                                                                             
 
La route immergée reliant l’île au continent se découvrait sous un soleil naissant. Max et Jo criaient leur joie : deux mois de vacances, au bord de l’océan, chez tata Lily et tonton Archibald, un vieux loup de mer qui avait travaillé avec leur père. Ce couple de retraités était venu s’échouer à deux encablures du passage du Gois. Ce matin, les orphelins avaient pris un petit déjeuner rapide. Une mission de la plus haute importance les attendait : braver l’interdit.
— Est-ce qu’on retourne sur la plateforme, comme l’année dernière ? demanda Jo, les yeux brillants d’impatience.
— On y va maintenant, répondit Max. Nous avons trois heures devant nous si l’on ne veut pas prendre de risque.
À peine Max avait-il terminé, que Jo disparaissait dans le jardin récupérer son vélo.
Le sable et l’eau giclaient derrière les roues des deux bicyclettes fonçant à toute allure ; le passage en point de mire approchait. Max s’immobilisa. Il sortit les jumelles de son sac.
— Pourquoi s’arrête-t-on ? demanda Jo.
— J’ai cru voir quelque chose qui flottait au pied du premier mât, répondit Max. Allez, il ne faut pas traîner.
La plateforme surplombait la chaussée découverte ; un point d’observation idéal. Le passage du Gois en était parsemé, sortes d’échappatoires pour retardataires ; la marée montante ne pardonne pas. Jo sortit les deux talkies-walkies.
— Tu prends le premier quart, ordonna Max, moi je vais explorer en direction de ce rocher. N’oublie pas nos codes de communication.
— Ici Narout’, je vous reçois cinq sur cinq, fit Jo au garde-à-vous. Sazqué, à vous.
Puis, il commença à escalader le poteau devant lui, pendant que Max vérifiait sa trajectoire.
Il aperçut tout de suite ce qu’il avait pris pour un rocher : une caisse coincée entre deux blocs de calcaire corallien.
Arrivé sur son objectif, il fit part de sa découverte à Jo, puis commença son inspection.
— Ici Sazqué. La caisse mesure trois mains sur une main sur une main. Je commence à l’ouvrir.
Jo retranscrivit sur un carnet les indications données par son frère. Il nota aussitôt le contenu de ce qui devenait un coffre.
« Une bouteille de couleur marron qui sonne creux, avec un gros bouchon recouvert d’une pâte rouge. Et un crabe mort. »
— Ici Narout’, fit Jo un peu dépité. Rien d’autre ? À toi.
— Ici Sazqué, s’énerva Max, je rapporte la bouteille. Pas de touristes en vue ?
— Non tout est clair. Terminé.
Max rejoignit son frère sur la plateforme.
Jo lui fit remarquer l’aspect étrange du bouchon.
— C’est de la cire, suggéra Max, assis en tailleur. Donne-moi le couteau, on va l’ouvrir.
La cire avait empêché l’eau de rentrer, quant au bouchon, Max n’eut aucun mal pour l’enlever : il s’éparpilla en morceaux. Il secoua la bouteille, mais rien n’en sortit. La journée était gâchée.
Jo, resté debout, prit la bouteille, et tout en voulant s’asseoir, perdit l’équilibre. Il laissa échapper le butin qui se brisa net.
— Espèce d’abr, hurla Max. Il s’arrêta, quand il vit Jo écarter les morceaux pour en sortir un rouleau de papier.
— Qu’est-ce que c’est, demanda Jo, troublé par sa maladresse.
— Un vieux parchemin, répondit son frère, les yeux écarquillés.
Jo se colla contre son frère pour mieux voir. Max n’était plus fâché. Au contraire, grâce à lui, la journée devenait prometteuse. Max déroula le parchemin.
Voyageur imprudent,
Ne lis pas ce qui suit,
Donne-le à l’enfant.
En travers, il me lit,
Et saura, bien avant,
Ce que faire de ma vie,
Ce que l’eau détruira,
Ce que vent séchera,
Et feu révélera.
Ils se regardèrent sans un mot, quand subitement Max se leva et prit son frère par la main.
— Vite, on dégage, cria Max tout en descendant de la plateforme. Grouille-toi !
L’eau commençait à envahir la chaussée, quand ils enfourchèrent leur vélo.
— Il était moins une, fit Max essoufflé.
Pendant le repas, les enfants s’aperçurent vite que quelque chose clochait.
— Eh bien les garçons, questionna Tante Lily, vous n’avez rien à raconter ? Et votre promenade au blockhaus ?
Les enfants étaient consignés dans leurs chambre tout l’après-midi. Leurs explications embarrassées n’avaient pas trompé tonton Archi, revenant justement de sa balade matinale au blockhaus sans les avoir vus. Le passage, lui, était interdit sans la présence d’un adulte.
Qu’à cela ne tienne, ils avaient une énigme et le parchemin était clair : seul un enfant pouvait la résoudre.
Max relut attentivement chaque mot.
— Le parchemin parle du parchemin, fit Max. L’eau le détruira, c’est le parchemin. Le vent le séchera, c’est encore le parchemin.
— Mais alors, le feu ? interrogea Jo.
Max revint discrètement de la cuisine, puis passa la flamme d’un briquet sous le papier. Son visage s’illumina en un gigantesque « Hourra ! ». Ébahis, ils observèrent la lente transformation : une écriture serrée recouvrit tout l’espace.
— C’est de l’encre sympathique, fit Max, comme expliqué dans un de mes Pictout Magazine. Tu écris avec du jus de citron sur du papier : c’est invisible. Tu chauffes : les caractères réapparaissent. Écoute !
« ...vous ne saurez jamais qui a écrit ces lignes. Je ne saurai jamais qui les lira. Recopiez ce poème, puis avec du jus de citron, écrivez ce qui vous tient à cœur... »
Un grincement. Une ombre gigantesque apparut dans l’encadrement de la porte. Max et Jo se retournèrent comme un seul homme. Archi se tenait devant eux, bras croisés, et les observait.
— Vous l’avez trouvé ? fit-il. Je suis heureux que ce soit vous deux. C’est votre papa qui l’a écrit. Un sacré bonhomme. Il m’en avait parlé un soir après le travail.
Max et Jo, interloqués, s’attendaient à une réprimande.
— Allez, reprit Archi. Venez avec moi, je vais vous aider à trouver ce qu’il faut.
Une heure plus tard, devant le cabanon au fond du jardin, Archi regardait Max et Jo partir en direction de la plage.
L’océan commençait à s’endormir poussant le soleil à l’ouest. Une bouteille dans son coffre de bois flottait vers le large, avec à son bord, un parchemin voyageur.
 
J.L.G.
 
 
 
 

 

En cette fin 2019, toute l'équipe de l'A4p vous souhaite de belles fêtes, 

 

un Noël qui vous comble et une année 2020 pleine d'espoir.

 

 

 

 J.L.G.