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Lien pour une vidéo:

 

https://youtu.be/fxeaINR3d0M

 

 

Ceux qui ont connu le Vieux Port en activité se souviendront. Ils reconnaîtront "Charlot". Charles FAVREAU, patron pêcheur sur le ANNICK. 

Jusque dans les années 70, ils étaient trois bateaux mouillant au large du Gros-Jonc: le ANNICK, Le LUTIN et La GONDOLE (nom d'une impasse éponyme qui donne dans la rue des Egaux où résidait le patron-pêcheur).

Charles  partait avant le lever du jour relever ses casiers au large des Baleines. Vestige de cette époque, la petite cabane carrée située au Gros-Jonc,à la sortie de la base nautique. C'était à l'intérieur qu'était rangé son matériel (rames pour leurs annexes, filins, bouées...). 

C'était une aventure quotidienne qui durait de la fin de l'hiver jusqu'aux premiers jours d'automne. L'hiver, le bateau partait en cale sèche à Saint-Martin afin d'y subir entretien, réparations et surtout nouvelle peinture. Il fallait aussi remettre en état les casiers, les bouées de repérage, les orins. Sa grange, au fond de l'impasse du Beau Soleil, sentait le goudron, la mer, la saumure de la boëte. 

 

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La cale sèche de St. martin, de nos jours (les barres de béton parallèles à gauche, au sol)

 

Enfant, c'était une sacrée aventure. Quand pendant les soirées que nous passions chez eux, rue de la Cure, il me demandait: "demain, tu m'accompagnes?", je regardais mon père et dans son regard bleu je lisais la réponse.

Même en plein été, il ne faisait guère chaud au soleil levant, dans l'annexe, entre la plage et le ANNICK. Charles à la rame, les embruns salés nous fouettant le visage. La traversée durait une vingtaine de minutes. Puis direction les Baleines. Là, il relevait ses casiers. Au meilleur des saisons, plusieurs dizaines de homards glissaient sur le pont au gré du roulis. Il y avait aussi des dormeurs, des araignées et parfois de gros tacauds.

Une fois relevés, il devait boëter de nouveau chaque casier. Souvent composé de chinchards macérés dans le sel, il s'en dégageait une odeur très forte. Il fallait avoir l'estomac bien solide!

Puis, moteur "avant lent", il rejetait ses filières de casiers. Ensuite, moment détente avec un casse-croûte bien mérité. Le retour au mouillage s'effectuait entre midi et 13 heures. Chaque jour, Charles faisait une sieste de deux heures. Il avait un mousse qui travaillait avec lui. 

 

A la fin de la saison de pêche, tous les casiers étaient rapatriés au Vieux Port. Ce jour-là était un jour de fête: on embarquait au mouillage, on remontait le Fier et on avait une escale à La Grande Jetée. Là, à l'ombre des tamarins, on pique-niquait. A la marée remontante, on suivait le chenal et on accostait face au hangar à sel. Les casiers étaient débarqués. L'automne naissant cédait peu à peu sa place à l'hiver où machine, matériel et hommes se reposeraient avant une nouvelle saison...

Que de souvenirs!

 

A Charlot, à Théo                                                                                                                                                                            J.L.G.

 

 

 Le petit pêcheur et la baleine

Le peuple inuit, appelé aussi « Eskimo ou Esquimau », est issu d’Amérique du Nord. Ce conte est raconté par des hommes du nord. C’est l’histoire d’un jeune pêcheur qui, grâce à un bienfait, voit sa vie changer.

Le jeune homme n’avait pas eu beaucoup de chance ce jour-là : il était revenu bredouille de sa pêche. C’est alors qu’il vit un gros rocher sur le rivage, qu’il n’avait jamais remarqué jusque-là. Il s’avança et découvrit que c’était une baleine. Il décida d’aller chercher son harpon et d’accomplir l’exploit que personne n’avait réalisé jusqu’à ce jour : tuer une baleine.

Mais quand il revint, la baleine se réveilla, l’implora de ne pas la tuer et lui dit qu’il en serait récompensé par la richesse. Le jeune pêcheur accepta et retourna à son bateau en se demandant s’il n’avait pas fait une erreur. Il se garda bien de le dire aux autres pour éviter les moqueries.

Dès lors, le pêcheur ne revint plus jamais bredouille. Peu importe le temps et l’endroit, il revenait toujours avec un bateau rempli de poissons. Il comprit alors que la baleine avait respecté sa promesse mais il s’abstint de le dire jusqu’à la fin de ses jours.

 L’une des morales du conte est qu’il faut savoir résister à certaines tentations pour saisir sa chance.

 

En raison des restrictions de circulation et des mesures sanitaires, les journées "Trou d'Cheu sont

annulées et reportées à des dates ultérieures. 

 

 La "Bestiole" est là! Ce n'est pas un chancre, un dormeur, une étrille. Soyez prudents, prenez soin de vous.

On se revoit après et....promis, on fera la fête sur l'écluse! 

Jean-Louis GIRAUDEAU

 

Les tempêtes se succèdent, plus ou moins ventées et houleuses. 

Notre patrimoine marin, comme terrestre, résiste plutôt bien.

Seule écluse impactée, La Chiouse, continue à panser ses blessures. 

De Rivedoux aux Portes, tous les terrains regorgent d'eau.

Les floraisons de mimosas, de jonquilles et autres fleurs de début de printemps, ne sont qu'un vague souvenir.

Les fruitiers bourgeonnent... Les crevettes n'ont pas quitté nos côtes, les sardines sont encore là, les poissons de Méditerranée viennent nous rendre visite...

Ah! Le déréglement climatique! Ce ne sont pas que deux mots juxtaposés! 

 

Billet d'humeur                                                                                                                                J.L.G.